GICJ demande aux organismes internationaux un halt immédiat du système de torture dans les prisons iraquiennes
Traduit par Hind Raad Gathwan / GICJ
Genève, le 12 Février 2025
Geneva International Centre for Justice (GICJ) condamne fermement la torture continue et systématique des détenus et appelle les instances internationales à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces violations massives des droits humains. GICJ souligne également l’importance de tenir les responsables de ces actes comptables sur la scène internationale.
Dans une vidéo du 11 Février 2025, la famille d’un prisonnier irakien raconte comment, alors qu’elle tentait d’obtenir sa libération de la prison centrale d’Al-Nasiriyah (également connue sous le nom de prison d’Al-Hoot), elle a reçu un appel lui demandant de récupérer son corps au département médico-légal de
Bagdad.
La famille confirme qu’elle a documenté des signes visibles de torture sur le corps, corroborant ainsi les rapports sur des exécutions de prisonniers suite à l’adoption de la nouvelle loi d’amnistie en Irak. Cette loi, récemment adoptée par le Parlement irakien, accorde l’amnistie à certaines catégories de prisonniers.
La vidéo présente également le témoignage d’une autre personne qui rapporte que quatre cas similaires ont eu lieu dans la province d’Anbar, une région à majorité sunnite, soulignant encore la nature sectaire de cette vague d’exécutions extrajudiciaires dans les prisons irakiennes.
GICJ condamne fermement ces pratiques inhumaines et réaffirme son engagement à tenir les responsables de ces actes comptables sur la scène internationale. Ces actes constituent des crimes contre l’humanité, et le GICJ continuera de travailler pour garantir la justice pour les victimes. Toutes les autorités internationales concernées doivent prendre des mesures urgentes pour mettre fin à cette pratique odieuse en Irak et veiller à ce que les responsables soient traduits en justice devant les juridictions internationales.